Et ben oui ; le Canard est méchant et il ne fait pas l’unanimité et, vous savez quoi ? Il s’en bat les pattes arrières…Grave ! Il
s’en bat d’autant plus les pattes arrières que lui, il aime tout le monde. Il aime les retourneurs de veste qui sont prêts à vendre leur idéaux pour une histoire de Maire qui ne leur plait plus,
alors que l’équipe qui bossait autour était excellente ; il aime les lèches botte qui se frottent amoureusement à la nouvelle majorité, sans se rendre compte qu’ils faisaient de même avec
l’ancienne ; il aime les anciens militants aigris qui ne réussissent pas à exister par eux même. Et ils vont, ça et là, se chercher une importance nouvelle, avec des nouveaux amis, déblatérant
leur aigritude ; il aime enfin tous ces braves gens, qui ont cru qu’on pouvait jouer impunément avec un scrutin ; qu’une élection n’était que le changement d’un simple édile pour un autre
et que rien ne serait modifié dans leur ville…Sauf le Maire.
Le Canard aime tous ces gens là ; il les aime car ils sont tout simplement humains, avec leurs passions, bonnes ou mauvaises,
cherchant à s’adapter à cette dureté sans nom qu’est devenue la société, dirigée par une droite ultra libérale jusqu’en 2007, puis carrément réactionnaire depuis. Oui, de temps en temps le Canard
imagine que certains responsables politiques en arrivent à baisser les bras, à laisser de côté leurs certitudes idéologiques, leurs valeurs, leurs envies de travailler pour un monde meilleur.
Surtout quand ces hommes ont œuvrés sans relâche durant tant d’années. Mais bon, la reconnaissance du ventre est une attitude qui tend à devenir aussi rare que le deviendront prochainement les
écrevisses à pattes blanches - clin d’œil perso à un copain du Canard -.
Mais…Le Canard n’est pas non plus issu du monde merveilleux des Bisounours de l’UMP, qui continuent à nous donner des leçons de
gestion, de morale - de politique, quoi - quand ils sont incapables d’assurer une bonne gestion de l’Etat. Le Canard n’aime pas ses bouches pincées dans des attitudes de certitudes
mesquines et arrogantes à la fois, qui nous miellent les oreilles en campagnes électorales en nous astiquant les neurones de promesses loto qui tombent en lambeaux depuis maintenant
un an. Ah, ça, elle a bon dos la situation internationale ; elle est bien pratique l’Europe des 27 pour tenter de faire passer l’incompétence – au mieux - de nos satisfaits de la vie guidés
par leur nabot à Ray Ban.
Le Canard n’aime pas non plus les menteurs ; celles et ceux qui chargent de cadeaux factices les électrices et les électeurs, qui
les entourent de cajoleries verbales et…Rien ; rien du tout ; si, de nombreuses commissions créées le plus souvent par un simple arrêté ministériel ou, quand leur champ de réflexion relève de
problèmes interministériels, par décret du premier ministre. Pour quel résultat ? Bah aucun non plus : Attali n’a réussit qu’a permettre aux Taxis d’augmenter leurs prix ; Rocard a
démissionné avant la remise du rapport et Balladur ne voit qu’une infime partie de son rapport sur la réforme des institutions pris en compte.
Vous me direz ; « ok, ok, tu es partial ; mais que reproches tu à l’UMP ? » ; bah rien, rien de rien, des détails, des broutilles.
Bon, allez, vite fait :
L’affaire Kosciusko-Morizet, les bourdes de Rama Yade, les bourdes de Rachida Dati,les bourdes de tous les autres, le RSA revu,
corrigé...annulé ? La loi TEPA qui ne donne qu'aux riches pour des résultats proches du zéro, les heures Sup défiscalisées qui coutent plus qu'elles ne rapportent, la libération d'Ingrid qui sert
de prétexte à un feuilleton, la Françafrique toujours bien vivante, la laïcité en question (en danger ?), les étudiants de plus en plus pauvres, la fin des tarifs sociaux à la SNCF, familles
nombreuses et séniors...rattrapée de justesse par une pirouette, le FMI qui revoit la croissance française à la baisse, la grogne lycéenne, la grogne enseignante, la grogne dans les chaines
de télé publique, les atermoiements de la France dans l’affaire du Tibet, le retour dans le commandement de l’OTAN, le Grenelle de l’environnement (enterré ?), les ministres d’ouverture tous
enfermés dans des rôles de seconds couteaux, le colonel Kadhafi, la politique de chasse aux sans-papiers , une politique de l'immigration qui bafoue les Droits de l'Homme, un système de retraite
qui implose, des patrons corrompus, la chasse au demandeur d'emploi, les suppressions de poste dans la fonction public, le regroupement des hôpitaux, la suppression de la justice de proximité, la
suppression de l'isf, le bouclier fiscal, la politique de la réponse de normand, les franchises médicales, les soldats en Afghanistan, les menaces à peine voilées contre l'Iran, la redevance télé
pour les personnes âgées, la hausse des prix non maîtrisée, la reforme du marché du travail, la baisse artificiel du chômage, la hausse de la pauvreté en France, le problème récurent des sans
abris et mal logés, l'individualisme qui prend le pas sur la solidarité, la baisse d'impôt pour les pme, le travailler plus pour faire gagner plus à votre patron, l'idée de supprimer la pub sur
la télé publique.
Et, avec tout ça, vous n’allez pas me dire qu’on n’a pas besoin d’une politique de proximité « un peu » à gauche dans nos Mairies,
nos Départements, nos Régions ? On est d’accord ? Alors, la prochaine fois que vous allez voter, relisez donc les posts du Canard avant…
...Tant qu’on y est : "Si la vérité blesse, c'est la faute de
la vérité" Nicolas Sarkozy - Extrait d'une Conférence de presse - 4 Mai 2004
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