Mercredi 18 juin 2008
3
18
/06
/Juin
/2008
10:44
Le Canard aime bien les titres un peu à la con. Ça semble
vachement profond comme ça, mais en fait ça ne veut rien dire. Par contre, ça parle au subconscient !
Le subconscient du Canard est à l’épreuve des balles et autres déchets métalliques depuis bien
longtemps, Le Canard vous l’avoue. Mais, de temps en temps, une légère brise de naïveté vient l’emmener vers des limbes et, soudainement, il se trouve débarrassé des
tonnes de plomb qui alourdissent son jugement et il se plait à rêver, à se poser des questions ridiculement bêtes et à ne pas trouver les réponses.
Ainsi, Le Canard ne trouve plus ses bégonias dans le
Presbytère… Nous v’la bien ! C’est de la faute du microclimat Montois qui fait que pleins de gens perdent pleins de
trucs en ce moment, où n’arrivent pas à les trouver.
Regardez ; le SIVU des Berges de la Midouze n’a pas trouvé son président de droite – qui s’est
d’ailleurs contenté d’une vice-présidence – malgré sa candidature à la fonction suprême. Le Canard pense qu’ils sont bien bons, au
SIVU, d’avoir offert une vice-présidence pour un candidat qui briguait la présidence… mais bon, chacun voit midi à
son auge et les Gnous seront bien gardés (C’est aussi un titre à la con…).
Ensuite, fut perdu l’occasion de se taire, à nos Ediles Montois, quand ils nous ont annoncés des
réunions dans les quartiers afin de présenter le projet de Philippe « Quatre Fleurs » Labeyrie sur la restructuration
du Quartier Nord, dont le doux nom sonne comme une maladie grave – celui du projet, pas celui de notre ExMaire ! - : l’ANRU. Les nouveaux
Ediles viennent en effet de remettre au goût du jour les fameuses réunions de quartier que nous connaissons depuis de longues années.
Paradoxe : notre nouvelle majorité présente un programme mis en place par l’ancien
maire dans une forme qu’il avait lui-même conçu.
Si c’est pas du changement à moindre frais, ça ! Ah si, y’à tout de même une innovation ; il y aura moins de ménages relogés à Pémégnan. « Heu…Combien en
moins ? » réponse « Moins ! ».
Quand on sait qu’à la base du projet il n’y avait déjà, sur Pémégnan comme sur les autres sites, qu’environ
50 % de familles relogées, ça valait le coup de nous
faire un gros caca nerveux pendant la campagne sur le nouveau ghetto de Mont de Marsan.
Et puis il y aura aussi des relogements en centre ville… « le plus possible »
certes, certes, pense Le Canard, touillant son fond de Pinacolada en gratouillant amoureusement le bout de son oreille gauche, mais alors,
pourquoi donc l’OPHLM nous dit-elle que le problème des réhabilitations de logements existants en centre ville couterait largement plus que
les 1 000.00 euros habituels du
m² ?
Parce que, avec un coût pareil au m², mieux vaut oublier le centre ville …
Donc : Pémégnan. « Oui, Pémégnan ; mais moins ! ».
D’accord, d’accord ; moins. Mais, on en fait quoi des familles restant à reloger ? On les…perd ? On les
propose à la BA 118 ? – Non, pas possible ; le Livre Blanc arrive ces jours ci et la BA 118 aura déjà bien du mal à
garder son effectif actuel -. Ou, peut être que d’autres quartiers résidentiels Montois vont être choisis ? On les envoie à Agen ? A
Bergerac ? Là où les projets ANRU ont, eux aussi, été obligé de revoir leurs budgets à la baisse ?
Ah oui, ça aussi ce fut l’un des scuds de la campagne : « Philippe « Quatre Fleurs »
Labeyrie a du revoir ses prétentions à la baisse sur le projet ANRU » bah non, il a rien du revoir du tout, puisque c’est l’ensemble des projets
ANRU de la région - et d'ailleurs - qui ont été obligé de revoir les projets « à la baisse » pour cause de manque de pépettes de
l’ANRU.
Ainsi, dans le monde merveilleux des Bisounours Umpisto-Modem, quand on gagne
enfin sur un projet, quand on s’enorgueillit d’une magnifique avancée sociale permettant de repenser un quartier et de créer une véritable
mixité ; elle n’est ni tirée d’une des 55 réformes de notre NanoPrésident, elles ne sort pas des cerveaux de
nos Ediles Municipaux… Bah non, elle est juste en cours de réalisation et fut conçu par Philippe « Quatre Fleurs » Labeyrie et ses
Ministres.
« Tout ça pour ça », me diriez-vous ?
« Oui », vous répond le Canard : « il n’y a plus de bégonias dans le
Presbytère »
"Tout se ramène à ceci : gagner ou perdre. On ne reste jamais stationnaire. Car ne pas bouger, c'est commencer à
perdre". François Mitterrand - Extrait d'une Lettre à une de ses soeurs - 5 Mars 1938
1
Vous l'écrivez sur le Kiosque