Partager l'article ! Et si Le Canard passait à droite ?: ...
Ben oui.
Et pourquoi pas ? Si Le Canard cogite un peu ; c’est vachement plus simple aujourd’hui d’être de droite. Plus besoin de s’occuper de la misère du monde. Plus besoin de suivre l’actualité
sérieuse, plus besoin d’essayer d’aller au fond des choses, de relire d’une manière pragmatique l’actualité.
Plus besoin de filer des tunes aux trente six associations qui balancent des mails de relances, de s’émouvoir sur les charters où s’accumulent les bronzés, pas de
problèmes pour accepter que les ministres filent des décos à qui leurs facilitent l’embauche de leur conjoint, pas de soucis pour valider les mensonges de campagne, les mises en place jamais
réalisés, les nouvelles lois jamais validées, le fait de taper sur les autres pour se dédouaner de ses propres carences.
Passer à droite. Ouais. Quitte même à y aller franchement. Genre de Villiers, debout la république, ou les identitaires. Penser avec eux que la France catholique et
éternelle n’a besoin de personne pour survivre, virer tout ce qui ne rentre pas dans ce format d’idées, oublier que 0,7 % des étrangers de nationalité ou de faciès sont délinquant alors que 99,3
% n’ont jamais été mêlé à un fait quelconque de délinquance, croire que les étrangers ont plus de droits que les Français et le marteler pour palier au refus de se sortir les doigts du cul de nos
concitoyens, bourrer le mou des pauvres gens sur des boutiques Hallal alors que de tout temps, des restos Cachers n’ont jamais fait chier personne.
Oublier - ou faire comme si - que nos amis UMPistes n’augmentent pas les impôts, mais tout le reste à côté ; taxes, énergies, impôts indirects. Se masturber devant
nos trois couleurs et éjaculer ensuite sur les plus pauvres, qu’ils bossent ou non. Se mortifier que l’on siffle l’hymne national en laissant les sans logis se geler les couilles durant l’hiver.
S’indigner du langage des d’jeuns et, en parralèlle, demander le renvois des Roms car, voyez-vous, chère Marie-Caroline : ils mendient aux feux rouges. Commençons par les autoriser à bosser sur
le territoire Français et nous pourrons alors nous rendre compte de leur courage à la tâche. Ah mince, non ; ça Le Canard ne peut pas l’écrire ; il passe à droite...
Penser, avec tous les biens pensant, que le gouvernement a fait de merveilleuses choses, alors que les deux seuls réformes mis en place avec réussites sont la
réforme de l’université et le service minimum. Tout le reste ne fut que fiasco inachevé.
Alors oui. Le Canard pourra enfin regarder béatement le journal de 13h de TF1 en balbutiant devant la culture du maïs en Seine et Marne sud, de regarder les
étrangers de loin, dans leurs pays ensoleillés, traquant le poisson dans des lagons bleutés.
Le Canard pourra rigoler en écoutant Eric Zeimour sortir des non-sens historique, se gausser en entendant son président sortir des “casses toi pauv’con”, gonfler ses plumes en reprenant les commentaires de Frédéric Lefebvre ; bref : que du bonheur à passer à droite.
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