Le Kiosque aux Canards






Y'a des mots qui sont à la mode. A une période, c'était « récurent ». Une prospection se devait d'être « récurrente » pour fonctionner dans les hautes sphères du commerce. Un problème de programmation dans un système d'exploitation bien connu des utilisateurs de PC devenait un « plantage récurent ». Bref, les modes et les mots passent, se frôlent, changent, reviennent.

 

 


Depuis le 16 mars 2008, le mot à la mode est « transparence » - Le Canard aurait d'ailleurs pu remplacer « à la mode » par « récurent »... - On en bouffe à toutes les sauces et ce, dès le début du commencement de la campagne électorale. « plus de transparence » ; « une transparence sur tous les sujets » ; « mettons en place de la transparence » ; « aidons par plus de transparence les sacs plastiques qui errent derrières les sapinettes ». Bref ; t'en a voulu ; bah t'en a pas eu de la « transparence ».

 

 


En fait oui ; la transparence reste une mode, un délire de communiquant - éclairé... - une récurrence obligée pour nos Divins Ediles qui en parlent bien plus qu'ils ne la réalisent - demandez donc aux services techniques ce qu'ils pensent du nouveau boss ; le copain de celui qui est aux manettes... -. La « transparence » façon UMP ; c'est un Conseiller municipal qui fait limite du chantage au regroupement d'associations qui souhaitent utiliser le nom de la Madeleine.



C'est les maris d'adjointes à la tête de régie, ou d'association. C'est le copain du copain de la belle-mère qui habitait Bayonne se retrouvant soudainement à faire de la comm. pour un club sportif. Et pi...Tous ceux qu'y croyaient. Toutes celles et ceux d'ailleurs, qui y rêvaient. Une trésorière avec ces dossiers « twin tower » ; un ancien candidat ; des anciens « ceci » et « cela » ; bref : tous les retourneurs de vestes dont on avait eu le bon sens d'écarter des « affaires » qui reviennent bille en tête pour assouvir leurs soifs d'être reconnus. Et ben, pour certain(e)s ça marche, pour d'autres niet de chez niet.

 

 


La fameuse « transparence » a été oubliée dès le 17 mars au matin. Et ben tu sais quoi ? V'la t'y pa que les syndicalistes de notre nouveau centre pénitencier s'y mettent aussi, à nous parler de « transparence ». Personne ne sait - officiellement - pourquoi le courant s'est barré à la prison ! Et quand des syndicalistes veulent allez faire un tour dans les armoires électriques ; bah c'est pas possible ! Pas de « transparence » là non plus.

 

 


Il doit y avoir un micro climat de « transparence » dans notre nouveau MONT2 ; ça en dégueule de tous les côtés, dis donc. On va en bouffer de chez bouffer pendant cinq ans encore, de la « transparence » Montoise ; on va la sentir s'engouffrer par tous les trous non bouchés de notre cité. On a eu la « transparence » de l'Office de Tourisme ; celle de la Régie des Fêtes ; celle des Fêtes de la Madeleine - tellement « transparente » qu'on ne connait même pas les chiffres des Fêtes - la transparence » des embauches de cadres A, celle des Audits CCAS et Ville, celle des travaux du Stade Montois, celle des Conseils de Quartier, des poubelles qu'on fouille et bientôt celles des Ateliers à Idées et des Berges.

 

 


Ça risque de devenir bientôt la ville transparente du Sud Ouest. Tout y est décidé dans les bureaux des apparatchiks UMPisto-Modem. Avant, on nous disait que seul Philippe « Quatre Fleurs » Labeyrie ordonnait, et que les autres obéissaient. Maintenant ; on ne sait plus qui ordonne, qui décide, qui prend LA décision politique... On se demande, on cherche, on s'tâte et bonne chance pour trouver. C'est d'un simple quand on a une demande à faire que ça en devient granguignolesque. Tiens, un exemple ; vous savez, vous, qui a décidé la fermeture des deux clubs du troisième âge en avertissant les adhérents seize jours avant la date de fermeture ? Bah vous avez du bol, parce que Le Canard ; il sait pas, lui.

 

 


On ne savait pas qu'il y avait une sorte de cabinet occulte qui commandait tous et tout. Quoique que...Vu que c'est un peu merdique quand même, leurs trucs, depuis le 16 mars dernier ; on aurait du se douter que ça venait d'un « cabinet »...

 

 

 



"Est-ce qu'il allait aux cabinets devant tout le monde Jésus-Christ ? J'ai l'idée que ça n'aurait pas duré longtemps son truc s'il avait fait caca en public." - Voyage au bout de la nuit (1932) - Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline



Edit : Le Canard relit "Bagatelles pour un massacre" en ce moment...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeu 8 jan 2009 6 commentaires
J'ai vu bien des tableaux électriques dans ma vie, mais jamais aucun n'avait de porte transparente....
isa - le 08/01/2009 à 20h10
C'est pour prévenir les pannes de transparence...
Le kiosque aux Canards
Blog trés sympa... un vrai regal... continue...
Lorent
TAILLE-CRAYON - le 08/01/2009 à 20h37
Merci beaucoup cher confrère ; Le Canard aime aussi beaucoup ton blog
Le kiosque aux Canards
MON CHER CANARD

C EST NORMAL TRANSPARENCE VIEN DE TRANSPARENT DON IL YA RIEN A VOIR ALORS COMME DISAIT UN GRAND MONSIEUR

PLUS BLANC QUE BLANC C EST TRANSPARENT DONC CIRCULER IL N Y A REIN A VOIR MEME EUX NOS SUPER GNOUS TOUS PASSE PAR SUPER BAYARD!
LEREALISTE - le 09/01/2009 à 08h11
Les supers Gnous sont ceux qui se goinfrent de thé au beurre de Yak
Le kiosque aux Canards
"Transparence"...c'est marrant, mais quand on travaille dans un lycée Montois et que l'on férquente un des adjoints, ça fait penser à "arrogance"...
Gabrielle - le 09/01/2009 à 14h32
Le Canard ne le fréquente pas ; mais il te fais confiace, Chère Gabrielle
Le kiosque aux Canards

Mes canards en taille-crayon......
J'adore ton blog.... je reviens regulièrement...

TAILLE-CRAYON - le 12/01/2009 à 11h54
Merci  ! super sympa
Le kiosque aux Canards
Bonjour Canard et lecteurs de Canard et très bonne année!
Personne ne doute que tu es un helleniste distingué, mais puisque avec cette engeance tout va de mal en pis, pourquoi t'obstines-tu à écrire pi plutôt que pis, dans le sens de pire?
Clio - le 13/01/2009 à 15h56
langage parlé ; exemple  : "et pi m'en fout alors !" dans le sens de "et puis, je n'en ai rien à faire, alors..."

Le Canard a son langage propre, Chère Clio...
Le kiosque aux Canards