Le Kiosque aux Canards
Ça commence mal, me direz-vous. On peut même dire que
ça continue mal et que ça finira mal. Mais Le Canard conçoit que le titre de son billet d'humeur du jour puisse surprendre les jolies lectrices et les fiers lecteurs qui lisent son Kiosque depuis
maintenant plus d'un an. Bah oui ; on est passé d'un étonnement poli en découvrant peu à peu la manière de fonctionner de nos Divins Ediles à, au bout de quelques mois seulement, un
énervement plus poli du tout en voyant que ce fonctionnement non seulement ne s'arrangeait pas, mais que ça empirait gravement de semaine en semaine, et à tout azimut.
On pouvait se dire que nos Majoritaires Expérimentaux apprenaient leur job. Bon, déjà ; si on ne connait pas un job, pourquoi s'évertuer à vouloir le faire ? Mais bon, passé cette première question - justifiée, mais dont les réponses éventuelles prendraient sans doute plus de place que ce billet d'humeur - on pourrait aussi se demander pourquoi n'y arrivent-ils pas ?
Pourquoi, jours après jours, on tombe sur, au minimum, un bug de débutant à, au maximum - mais Le Canard n'est en rien certain qu'ils ne puissent pas aller bien au-delà des « maximums » qu'ils nous ont déjà livrés... - à une décision prise en dépit du bon sens et qui ne sert à rien.
En un an ; ils se sont foutu à dos : les commerçants, les personnes du troisièmes âges, les bénévoles d'associations, les forains, le petit peuple de gôche, les enseignants de l'école publique, les automobilistes, les personnes qui bossent le samedi, les mamamouchis de la Communauté d'Agglo, les électeurs MoDem - voir le résultat du dernier scrutin - un certain nombre d'employés communaux, notre Manolo qui commence à rugir, et - il n'ont pas de bol - le préfet de combat qui se barre d'urgence à Nancy où, paraît-il, il y a le feu - et qui sera remplacé par un brave collègue, plutôt Chiraquien... Et Le Canard s'arrête là, sinon la liste irait bon train...
Et ben tu sais quoi ? Si tout cela était normal à Mont de Marsan ?
Et si tout cela était normal, aujourd'hui, dans notre département, notre région, notre pays. Si ce n'était que la NanoPolitique Montoise découlant directement de ce qu'il se passe, plus haut, ailleurs. Si cette manière de faire de la politique - de la gestion de collectivité - n'était que le minable reflet de ce à quoi on nous habitue depuis l'élection présidentielle.
Campagne clinquante ou le sourire et la phrase qui tue - en mauvais français si possible - prennent le dessus sur les idées et sur leurs développements pratiques. Présentation de programme ou l'on tape sur l'adversaire, sa vie, son œuvre, en oubliant qu'après...Ben qu'après faut être meilleurs sinon on passe pour un glandu - voyez l'exemple au niveau national... - Mise en place de mesures mal faîtes, mal montées et dans l'urgence afin de communiquer au moins une fois par semaine, et si possible avant 20h00, afin que la presse - locale ? - puisse imprimer pour le lendemain. Postures revanchardes, mots agressifs - et ils se demandent pourquoi Le Canard l'est aussi...Ben voyons -.
Négation du travail accomplis ; par les bénévoles qui ont fait de nos fêtes un exemple et où se mélangent toutes les générations ; par leurs prédécesseurs qui ont permis à une ville modeste de se développer en gardant les impôts au minimum du minimum - voir leur Audit - ; par les associatifs qui bossent dans les domaines du social et qui pallient à la carence de plus en plus visible de l'état en ce domaine.
Et, tout cela, en se la jouant, en faisant les beaux, en frimant quoi ! Bling-Bling ? Ah oui, c'est vrai...
Et ben voilà...Vous voyez que tout est normal à Mont de Marsan...Pas de panique, plus de coup de gueule, moins de ripostes, et plus aucun reproche...
On va rentrer dans le rang, dans la norme ; se laisser faire, se faire promener, s'acclimater doucement à toutes ces délicates sodomies de coléoptères qui nous conduiront vers un nirvana béat d'admiration pour nos UMPisto-MoDem.
Ça vous plait ça ?
Moi pas !
"Seul l'imbécile admire, l'intelligent n'admire pas, il respecte, estime, comprend, voilà." - Thomas Bernhard - Extrait de Maîtres anciens
Mais bon, à suivre
En s'entourant de médiocrité, notre Mémaire ne risque pas d'atteindre ses objectifs (je ne sais même pas quels sont ils exactement... c'est vraiment juste la colère par rapport à la situation ! :@ )
Un montois exilé mais qui suit les affaires avec intérêt.